NOVEMBRE 2018

On recrute !! Venez vivre avec nous l'aventure médiévale !


RIEN ce mois ci ...le repos des guerriers!

ASSEMBLÉE GENERALE
le 20/01/2019

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Entrainements

Ven 23 NOV Entraînement à Castres

Ven 21 DEC Entraînement à Castres

Ven 04 JAN Entraînement à Castres
Ven 18 JAN Entraînement à Castres

Tasson


Sur vos traces !
le Sergent Verdier : vous l'entendrez probablement avant de le voir, la nature l'ayant doter d'un bel organe ! Il conte l'art de la chasse et officie comme maréchal de lice lors des combats.
Tasson  Tasson  Tasson

Mes parents m'ont nommé Grégoire, comme mon arrière grand-père et j'ai vu le jour vers la fin du XIIème siècle dans les montagnes du Chablais au coeur du Comté de Savoie. Mais on m'appelle plus facilement Tasson, à cause du blaireau auquel mes compains de billebaude me comparent car je suis aussi sociable et teigneux que l'animal. Pour sûr, si l'on me cherche, on me trouve !
Ma famille vivait de l'exploitation du bois et d'un peu d'élevage. Nous n'étions pas aussi riches que les Pasquier qui colportent leurs marchandises par delà les montagnes, mais nous vivions heureux à l'orée de la forêt. D'autant que je me débrouillais à la vil chasse, ce qui améliorait bien l'ordinaire de la famille. Bien sûr, je ne m'en vantais pas, les moines convers de l'abbaye d'Aulps où je chassais n'auraient pas vu d'un bon œil que je truffe leurs bois de pièges.

Lors du mariage de mon frère, j'ai rencontré une belle qui allait devenir ma femme et suis descendu en Provence pour l'épouser. Mes années passées à traquer le gibier m'ont permit d'entrer au service du seigneur Guilhem de Porcelet comme sergent verdier du domaine de Cabriès. Je surveillais la maraude sur ses terres et suppléais parfois son sergent d'armes pour traquer les brigands de passage. Sans être un redoutable miles, je n'étais pas maladroit au couteau ou au bâton...Je supervisais également les serfs dans l'entretien de son patrimoine forestier. Nous avons ainsi vécu quelques belles années sous le chant des cigales avec nos quatre merveilleux enfants.
Une vilaine histoire de briganderie m'a malheureusement contraint à quitter mon doux foyer. J'ai bien malgré moi occis un rustre à la famille aussi nombreuse que rancunière. Rester mettait ma propre famille en péril et mon seigneur m'a alors mandé chez l'une de ses connaissances dans le comté de Toulouse. C'est ainsi que je suis entré au service du Baron Philippe de Lautrec, en qui j'ai retrouvé la même bienveillance que mon précédent seigneur.

J'officiais de nouveau comme sergent verdier sur les pentes de la Montagne noire qui me rappelait tant ma Savoie et cela pouvait durer jusqu'à mes vieux jours sans que j'y trouve à redire. Mais lors d'une chasse à la bête noire, alors que je conduisais les rabatteurs au devant, nous forçâmes un énorme sanglier qui prit aussitôt la fuite dans un gros taillis touffu. Je donnais du cor pour rameuter les cavaliers qui furent rapidement sur nous. Les piqueurs caquetaient bruyamment, pensez donc, un vieux solitaire de plus de 200 livres amènerait un grand prestige à celui qui le servirait. Tandis que les cavaliers démontaient, nous entrions dans le fourré dense. Une courte traque plus loin, nous étions face à la bête, arc boutée dans une souille. Je sonnais l'hallali tandis que la compagnie, épieu en main, fermait toute fuite. L'animal, aux abois, pris de fureur, chargea droit et fit voler trois braques dans une gerbe de sang épais. Le Baron, sur sa trajectoire, était empêché, sa lance coincée dans un gros roncier. Je poussais prestement mon seigneur et reçu l'impact de la bête sur le flanc, me brisant deux cotes. A travers les ronces, je mascagnais à glisser ma dague derrière sa patte, jusqu'au cœur et, me préservant de ses défenses mortelles, j'en oubliais ses sabots qui me ruinait une jambe. La pointe de ma lame trouva enfin le cœur et le vieux solitaire termina sa course dans un râle. Le Baron lui même fit rouler l'animal sur le côté, me libérant du poids du monstre. J'étais en piteux état, mais vivant et mon seigneur aussi, par la grâce de Dieu...

Notre aventure fit rapidement le tour de la vallée et une fois remis sur pied, je fus convoqué un soir à la chapelle du castel. Je n'y trouvais que le confesseur du Baron qui m'enjoint à passer la nuit en repentance et prières pour remercier le Seigneur du don qui m'avait été fait. En simple chainse, agenouillé sur la pierre froide de la chapelle du roc d'Hautpoul, je ne comprenais pas encore le sens du don auquel le père faisait référence.
A l'aube, le Baron entra, suivit de Roger de Brugeria-Dabo, son précepteur et de son homme lige, le seigneur d'Usson. Dans la plus grande intimité, mon seigneur m'arma, me permit de porter blason et m'octroya quelques banalités sur la forêt où je l'avais sauvé. Je devenais ainsi, malgré ma basse naissance, co-seigneur d'Hautpoul, rentier des droits de chasse du breuil et des charbonnages sis en ce lieu. Je maudissais les seigneurs alentours, médisants, qui arguaient que c'était là nouvelle provocation au Pape de mon suzerain, calomnié d'ami des hérétiques. J'y voyais plutôt l'essence même du paratge qui animait le Baron Philippe, noblesse de cœur chantée par les trobadors qui vivaient au fil de l'Agout.

Malheureusement, la bonté de mon seigneur lui valut tracas et les médisants se réjouirent de voir entrer les torches croisées venues du Nord pour réduire notre castrum, boutant le feu aux bâtiments comme aux hommes. Après un vainc combat, dans le plus grand secret et la mort dans l'âme, nous ne fûmes qu'une poignée à pouvoir échapper aux flammes de Monfort, fuyant nos foyers à la suite de notre seigneur bien aimé, désormais faydit, chassé de ses terres et du royaume de Dieu...



"De sinople bandé de gueules au sanglier passant de sable, défendu et allumé du champ"


  Tasson  



"Le veneur doit avoir de gros houseaux de cuir épais pour le préserver des épines et des ronces des bois, et il doit être vêtu de vert en été pour le cerf, et pour le sanglier, en hiver, de gris, porter le cor au col, l'épée au flanc, et le couteau à dépecer de l'autre côté. Il doit être bien monté de trois grands chevaux et tenir de sa main gantée l'estortoire, qui est une baguette de deux pieds et demi de long."
le Livre de Chasse, G. Phébus

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